
(Texte proposé lors de la neuvaine à Notre-Dame de Lourdes à Saint-Mard.)
Avez-vous déjà entendu parler de Carlo Acutis, un jeune italien, qui va être déclaré « Saint » au mois d’avril, c’est à dire bientôt ?
Pensez vous qu’il faille être vieux pour devenir Saint ?
Et faire des choses extraordinaires ?
Non, pas du tout.
Carlo avait 15 ans,
il était un jeune tout à fait ordinaire,
il allait à l’école,
il aimait jouer au foot avec ses amis,
il aimait les animaux (il avait 4 chiens),
il était passionné d’informatique,
il aimait faire des vidéos drôles,
il aimait rire,
il aimait la nature.
Carlo était curieux et posait beaucoup de questions sur Jésus. Il voulait apprendre à le connaître. Il aimait les églises, il y entrait souvent pour saluer Jésus présent dans le tabernacle, prier la Vierge Marie en récitant le chapelet.
Être toujours uni à Jésus, voilà le but de ma vie ! « Sans Lui, je ne peux rien faire » Après avoir fait sa première communion, il voulait tous les jours recevoir Jésus. Quand il avait reçu Jésus, il lui disait simplement : « Jésus, installe-toi, fais comme à la maison ». Il allait à la messe tous les jours, même si certains de ses camarades se moquaient de lui en disant qu’il n’y avait que de vieilles femmes à l’église !
II priait pour les non croyants, pour ceux qui pratiquaient une autre religion. Il aimait tellement Jésus, qu’il voulait partager avec ses amis , ses valeurs profondes, son amour pour Jésus, pour l’Eucharistie.
Il disait : Marie est la femme de ma vie ! La tristesse c’est le regard tourné vers soi. Le bonheur c’est le regard tourné vers Dieu. Carlo n’a pas fait des choses extraordinaires, simplement de petites choses ordinaires avec amour (comme la petite Thérèse de l’Enfant Jésus). Même dans les épreuves, il gardait le sourire.
Quand il sortait dans la rue, il saluait tout le monde de manière joyeuse, sans distinction de langue, de race, de religion, de culture, de statut. Dans son quartier il y avait beaucoup de concierges d’immeuble venus des Philippines ou de l’Inde, qui ne parlaient pas italien. Il les saluait tous. Il était attentif aux plus pauvres, à ceux qui dormaient dans la rue. Il gardait son argent de poche pour acheter un sac de couchage pour l’un, un peu de nourriture pour l’ autre.
Il était bénévole près des pères Franciscains qui aidaient les plus démunis (un peu comme Solidarité Virton). Il était plein de gentillesse, de générosité et de délicatesse. Un jour, il rencontre un jeune qui avait des baskets pourries, il lui dit simplement en tendant ses propres baskets : » tiens, tu dois avoir la même pointure que moi. » Il vivait l’Evangile de façon simple et naturelle.
Avec sa passion pour Jésus et son envie de crier au monde que Jésus est bien présent dans l’Eucharistie, il devient un cyber-apôtre. Il crée un site internet pour répertorier tous les miracles Eucharistiques qui ont eu lieu, un peu partout dans le monde, comme par exemple à Lanciano. Cela lui prend 2 années.
Il organise une exposition qui voyagera à travers tous les continents. Je pense que nous avons eu cette exposition à Liège, l’année dernière. Il est fort fatigué, mais il a rempli sa mission. Il continue de toucher énormément de coeurs tous les jours et intercède pour ceux qui le prient. Comme il disait : si tu vas à l’Eucharistie tous les jours, tu vas directement au Ciel !
